framedkuba_croppedLe Centre Interdisciplinaire de Bioéthique pour l’Afrique Francophone (CIBAF) est établi à Kinshasa, République Démocratique du Congo, chez l’École de Santé Publique de l’Université de Kinshasa. La vision du Centre est de devenir un centre d’excellence en matière de formation, de recherche et d’intervention en bioéthique dans l’Afrique francophone par un partenariat croissant avec des personnes et institutions intéressées à la  dignité de l’être humain et à la justice sociale.

Qui somme nous?

L’École de Santé Publique de l’Université de Kinshasa, sous l’instigation des Professeurs Kiyombo Mbela et Okitolonda Wemakoy, en collaboration avec l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill et l’Université Catholique de Louvain, a initié le projet de création d’un Centre Interdisciplinaire de Bioéthique. Ce Centre s’intéressera à tous les axes qui nécessitent l’attention d’un centre de bioéthique. Cependant, les plus urgents à ce jour sont : l’éthique clinique, l’éthique de la recherche biomédicale, l’éthique de l’environnement, et l’éthique de politiques de santé. Ce centre a été nommé Centre Interdisciplinaire de Bioéthique pour l’Afrique Francophone, CIBAF en sigle.

Notre equipe

L’École de Santé Publique de l’Université de Kinshasa, sous l’instigation des Professeurs Kiyombo Mbela et Okitolonda Wemakoy, en collaboration avec l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill et l’Université Catholique de Louvain, a initié le projet de création d’un Centre Interdisciplinaire de Bioéthique. Ce Centre s’intéressera à tous les axes qui nécessitent l’attention d’un centre de bioéthique. Cependant, les plus urgents à ce jour sont : l’éthique clinique, l’éthique de la recherche biomédicale, l’éthique de l’environnement, et l’éthique de politiques de santé. Ce centre a été nommé Centre Interdisciplinaire de Bioéthique pour l’Afrique Francophone, CIBAF en sigle. Les members de CIBAF sont :

  • Kiyombo Mbela
  • Okitolonda Wemakoy
  • Bavon Mupenda
  • Félicien Munday
  • Désiré Mwendanga

Notre vision

Devenir un centre d’excellence en matière de formation, de recherche et d’intervention en bioéthique dans l’Afrique francophone par un partenariat croissant avec des personnes et institutions intéressées au bien être et à la dignité de l’être humain.

Notre mission

Produire des chercheurs, dirigeants et collaborateurs de toutes les spécialités scientifiques, technologiques et professionnelles des pays d’Afrique francophone ayant une vision de transformer la situation de la personne humaine par une recherche et des actions en santé et développement qui tiennent compte du respect des droits, de la dignité et du bien-être de la personne humaine, dans un contexte inégalitaire, de marginalisation, et d’insuffisance des moyens.

Notes introductives

A mesure que la technologie se modernise chaque jour davantage et que la recherche biomédicale, sociale et comportementale investigue de plus en plus des domaines nouveaux, la protection de la dignité, des droits et du bien être des personnes sur qui et avec qui ces avancées se réaliseront devient chaque jour impérieuse étant donnés les risques potentiels de ces avancées.

Il sied de constater qu’il existe encore une disparité entre pays du nord et ceux du sud en ce qui concerne la capacité productive des connaissances et de la technologie. Le nord est encore plus en avance et pourrait être tenté de venir faire des essais de ses découvertes au sud, notamment pour s’éviter les rigoureuses conditions d’essais des découvertes dans ses propres milieux. Les ressortissants du sud produisent eux aussi de plus en plus de connaissances nouvelles et pourraient être tentés, en collaboration avec leurs collègues du nord, de mener des essais sur le sol et avec les personnes du sud.

Tout ceci devenant inquiétant si des garde fous ne sont pas mis sur pied, l’École de Santé Publique de l’Université de Kinshasa, sous l’instigation des Professeurs Kiyombo Mbela et Okitolonda Wemakoy, a, en collaboration avec l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill et l’Université Catholique de Louvain, initié le projet de création d’un Centre Interdisciplinaire de Bioéthique. Ce Centre s’intéressera à tous les axes qui nécessitent l’attention d’un centre de bioéthique. Cependant, les axes plus urgents à ce jour sont : l’éthique clinique, l’éthique de la recherche biomédicale, l’éthique de l’environnement, et l’éthique de politiques de santé.

Avant toute chose, les étapes suivantes devront être suivies pour l’établissement d’un Centre de Bioéthique à Kinshasa :

  • Analyse de la Situation/ évaluation rapide par : un processus d’entrée et de collecte des données sur la situation, tout cela étant suivi de la rédaction d’un rapport d’analyse de la situation servant de base de référence
  • Restitution des résultats de cette analyse aux partenaires principaux, parmi lesquels les partenaires extérieurs, et la communauté
  • Validation des résultats de l’analyse de la situation par les partenaires
  • Planification participative conduisant à un plan de base et un plan détaillé d’exécution
  • Exécution du plan d’action
  • Renforcement de capacité, notamment par des recherches et la création des Comités d’éthique
  • Sensibilisation à base communautaire et institutionnelle sur les droits, la dignité et le bien-être des participants humains à la recherche et à la pratique biomédicale
  • Suivi et évaluation avec un système bien organisé d’information sanitaire
  • Création d’un centre de formation des bioéthiciens de niveau moyen (certificats, et autres diplômes) et plus tard de niveau supérieur (licence, maîtrise et doctorat)

C’est quoi la bioéthique en Afrique?

Qu’est-ce que la bioéthique?

Le terme « bioéthique » est forgé par un oncologue américain Van Rensselaer POTTER. Celui-ci publie en 1970 un article « Bioethics, the science of survival » qu’il intègre dans son livre : Bioethics, Bridge to the future (1971). Ce premier usage du mot renvoie à une vue positive du progrès scientifique et technique tout en soulignant vigoureusement la nécessité de l’accompagner par une réflexion éthique prenant explicitement en compte les valeurs et la totalité (la société globale et la nature, la biosphère).

Dans sa visée, POTTER écrit que ‘la Bioéthique devrait s’efforcer d’engendrer une sagesse relative à la manière d’utiliser le savoir en vue du bien social, sur la base d’une connaissance réaliste de la nature biologique de l’homme et du monde biologique.’

La préhistoire proche de la Bioéthique renvoie au Code  de Nuremberg (1946-47) qui définit les conditions de l’expérimentation humaine, dans l’esprit qui est aussi de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948). C’est au cours des années 1970 que sont créés, toujours aux Etats-Unis, les premiers grands centres de bioéthique en même temps que sont établies les premières commissions d’éthique au plan national. Ces entreprises débouchèrent sur la première encyclopédie bioéthique et sur le Rapport Belmont qui formule les bases du principlisme (principlism).

C’est en 1976 que Joseph Fletcher dans une allocution prononcée à la Faculté de Médecine de l’Université du Minnesota aurait utilisé pour la première fois l’expression d’”éthique clinique” pour designer  la pratique de la décision clinique en situation problématique au plan moral: “ une pratique devant certes s’aligner sur des lignes directrices mais avant tout se fonder sur la spécificité de la situation du patient”.

Délimitation thématique

L’étendue de la Bioéthique est immense. Toute fois, son champ d’action peut se résumer en ces trois grands ensembles suivants :

  • Du côté de la nature : espèces et écosystèmes détruits, menacés, perturbés ; biodiversité ; expérimentation sur les animaux ; droits des animaux ; déséquilibres de la biosphère ; pollutions, couche d’ozone dégradée, etc. Toutes ces questions concernent aussi les humains à des degrés divers, certainement directement, par exemple : aliments génétiquement modifiés.
  • Au plan des personnes : médecine de convenance (de confort, du  désir) ; procréation médicalement assistée (de la contraception au clonage) ; expérimentation humaine ; euthanasie, soins palliatifs ; transplantation d’organes, etc. Toutes ces questions rebondissent à des degrés divers si on les aborde du point de vue social.
  • Au plan social (et politique, juridique, économique) : politique de la santé et allocation de ressources limitées ; analyse et gestion de la perception publique des problèmes, des risques et des promesses ; légiférer ou non sur des questions relevant aussi de la conscience individuelle dans une société pluraliste (depuis les décisions procréatives aux choix de fin de vie) ; Tiers-monde, inégalité biomédicale planétaire, égalités des sexes, libertés individuelles …

La Bioéthique a pour mission d’étudier toutes ces questions et d’élaborer sinon des réponses, au moins des procédures permettant d’apporter des réponses.

Recherche méthodologique

La Bioéthique est multi- et inter-disciplinaire ; elle a été créée et s’est développée sous l’impulsion de médecins, de biologistes, de théologiens, de philosophes, de juristes, de psychologues,…mais aussi plus récemment de sociologues, des anthropologues, de politologues, d’économistes… Cette situation pose des problèmes méthodologiques difficiles.

La première exigence méthodologique – la plus importante – consiste à ne pas ignorer la complexité qui est  caractérisée par le double impératif de l’approche pluridisciplinaire et pluraliste des problèmes. Le respect de la pluridisciplinarité consiste d’abord dans le respect de la méthodologie propre à chaque discipline et dans le recours à des experts invités à présenter les faits, les problèmes et, éventuellement, les solutions, tels qu’ils apparaissent de l’intérieur de chacune des disciplines convoquées.  Le respect du pluralisme s’entend en un double sens ; Il y a d’abord le pluralisme classique : celui des diverses idéologies, philosophies, religions, traditions morales, présentes dans les sociétés démocratiques ; et d’autre part, un pluralisme des associations d’intérêts, des ONG, des groupes de pressions ou « lobbies ».

La deuxième exigence méthodologique de base est de prendre en compte l’évolution. Car la complexité qu’il s’agit de comprendre et de gérer n’est pas simplement structurelle et synchronique ; elle est processuelle et diachronique. Les sociétés modernes sont évolutives ; un moteur de leur dynamisme est la Recherche et le Développement techno-scientifique qui ne cesse de découvrir – inventer des produits, des procédures et des systèmes susceptibles d’affecter en profondeur les mœurs, les rapports de l’individu à soi-même, à l’autre, au groupe, bref l’identité personnelle et le tissu socio-politique. La Bioéthique exprime une évolution suivant laquelle de plus en plus d’acteurs et d’intéressés non médecins ont leur mot à dire sur la « chose médicale » en raison de la portée croissante de celle-ci pour l’individu et pour la société.

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